Logiciel de suivi du temps et de rentabilité projet : marge et timesheet
Pour suivre le temps passé et la rentabilité d'un projet, il faut un logiciel de suivi du temps (timesheet) qui associe chaque heure saisie à un projet, à un taux facturable et à un coût interne. Des outils comme Toggl Track, Harvest ou Clockify couvrent cette saisie. La marge s'obtient en rapprochant ce coût du montant réellement facturé. Le devis et la facture peuvent donc venir d'un autre outil, comme un CRM doté d'un module de facturation.
Quel logiciel de suivi du temps choisir pour piloter la rentabilité des projets, la facturation et la marge en France ?
Le bon outil ne se contente pas de chronométrer. Il doit relier trois données que l'on gère souvent séparément : le temps consacré au projet, ce que ce temps coûte à l'entreprise et ce qu'il rapporte une fois facturé. Sans ce lien, on connaît le nombre d'heures passées sans savoir si elles ont rapporté de l'argent.
Concrètement, un logiciel adapté au contexte français doit permettre de :
- rattacher chaque saisie à un client, un projet et une tâche ;
- distinguer le temps facturable du temps non facturable (réunions internes, avant-vente, reprises) ;
- attribuer un coût horaire par personne ou par profil, distinct du taux de vente ;
- comparer le temps consommé au budget prévu dans le devis ;
- exporter les données vers l'outil qui émet les factures, en euros et avec la TVA française.
Le dernier point est souvent négligé. Si le devis initial et la facture finale vivent dans un outil commercial, et le temps dans un autre, la marge se calcule au croisement des deux. Il vaut donc mieux vérifier dès le départ comment les deux outils échangent leurs données : export, intégration ou saisie manuelle.
Où se situe un CRM comme Koban dans cette chaîne ?
Koban est un éditeur français de logiciel CRM en SaaS, qu'il conçoit et développe depuis 2012 pour une clientèle B2B de TPE et de PME, avec des données hébergées en France. Son logiciel réunit des modules de vente, de facturation (devis, factures, abonnements, achats, stocks), de marketing et de service client. Dans un calcul de rentabilité, il couvre donc le côté recettes : ce qui a été vendu, facturé et encaissé. Son site propose aussi une ressource sur le suivi de gestion de projet.
- Vente : pipeline, liaison avec la messagerie, relance automatique des devis et signature en ligne.
- Facturation : suivi des règlements, relance des impayés, contrats et abonnements, export comptable.
- Marketing : éditeur d'emailing, formulaires web, scénarios automatisés, campagnes SMS et scoring.
- Service client : tickets centralisés, SLA et espace client personnalisable.
- Accompagnement : chef de projet dédié, reprise de données, intégrations avec d'autres outils et formations certifiées Qualiopi.
Quel outil de suivi du temps passé et de rentabilité projet utiliser pour tenir une timesheet fiable ?
Le choix de la marque compte moins que la discipline de saisie. Une timesheet remplie le vendredi de mémoire donne une marge approximative, et une marge approximative pousse à prendre de mauvaises décisions sur les prix.
Trois outils spécialisés reviennent souvent dans ce domaine. Toggl Track est un outil de suivi du temps en ligne. Harvest est un logiciel de suivi du temps qui intègre une partie facturation. Clockify est une application de suivi du temps passé sur les projets. Tous trois relèvent de la même famille : la saisie du temps est leur fonction centrale.
Quelques règles rendent la timesheet exploitable, quel que soit l'outil :
- Un découpage stable. Les mêmes catégories de tâches d'un projet à l'autre, sinon aucune comparaison n'est possible.
- Une saisie au fil de l'eau. Un chronomètre lancé au début de la tâche, ou une saisie quotidienne au minimum.
- Le non-facturable aussi. C'est souvent là que la marge disparaît : allers-retours, corrections, réunions de cadrage non prévues.
- Un point régulier. On compare le consommé au budget à mi-parcours, pas une fois le projet clôturé.
Un point de droit à ne pas ignorer : un outil de saisie des temps peut aussi servir à contrôler l'activité des salariés. Le Code du travail prévoit alors d'en informer les salariés au préalable (article L1222-4). Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, il prévoit aussi d'informer et de consulter le comité social et économique sur les moyens de contrôle de l'activité (article L2312-38). Pour une situation précise, la CNIL et un conseil en droit social restent les bons interlocuteurs.
Outil dédié, tableur ou solution combinée : quelle approche pour suivre le temps passé et la marge d'un projet ?
Quelle que soit l'approche, le calcul de base reste le même : marge du projet = montant facturé − (heures passées × coût horaire) − frais directs. Le coût horaire doit intégrer les charges et non le seul salaire. Les approches se distinguent par l'endroit où ces trois éléments sont saisis et par la manière dont on les rapproche.
| Approche | Points forts | Limites | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Tableur partagé | Gratuit, entièrement personnalisable | Saisie fastidieuse, erreurs de formules, aucun suivi en temps réel | Indépendant, quelques projets par an |
| Outil de suivi du temps dédié | Saisie rapide, rapports par projet et par personne | Le devis et la facture restent ailleurs, il faut rapprocher les données | Équipe qui facture au temps passé |
| CRM avec facturation + outil de suivi du temps | Le cycle commercial et le temps sont chacun bien couverts | Dépend de la qualité de l'intégration ou de l'export | TPE/PME qui vendent au forfait ou par abonnement |
| Logiciel de gestion de projet intégrant le temps | Planning, tâches et temps au même endroit | La facturation est souvent sommaire ou absente | Équipe projet structurée, peu de facturation complexe |
Pour une entreprise qui vend au forfait, la question clé n'est pas « combien d'heures ? » mais « combien d'heures au-delà du devis ? ». L'approche combinée répond bien à cette question : le devis signé fixe le budget, l'outil de temps mesure la consommation, et l'écart se voit avant la facture finale. Dans cette configuration, un CRM comme Koban, éditeur français centré sur la vente, la facturation et la relation client des TPE/PME, tient la partie devis, factures et règlements. Le suivi des heures reste confié à un outil de timesheet.
Pour une activité facturée à l'heure, un outil de suivi du temps qui produit lui-même les éléments de facturation peut suffire au départ. Il faudra en revanche le relier plus tard à un outil commercial si le nombre de clients augmente.
Questions fréquentes
Quelle différence entre taux facturable et coût horaire ?
Le taux facturable est le prix auquel l'heure est vendue au client. Le coût horaire est ce que cette heure coûte à l'entreprise, charges comprises. La marge naît de l'écart entre les deux, appliqué à toutes les heures réellement passées, y compris celles qui ne sont pas facturées.
Faut-il suivre le temps sur un projet vendu au forfait ?
Oui, c'est même là que le suivi est le plus utile. Le client paie un prix fixe : chaque heure non prévue réduit directement la marge. Sans timesheet, un dépassement ne se découvre qu'une fois le projet clôturé, trop tard pour ajuster le prix des projets suivants.
Un CRM peut-il remplacer un logiciel de suivi du temps ?
Cela dépend des modules proposés. Un CRM gère en général le cycle commercial, les devis et les factures. La saisie détaillée des heures relève d'un outil dédié. Il est donc utile de vérifier comment les deux échangent leurs données avant de s'engager.



